Le blog de MesMotsCourts culin@ires

MesMotsCourts culinaires abordent la cuisine au sens large du terme : les produits, le métier, l'art de la table, les terroirs, la gastronomie, les traditions culinaires, les nouvelles tendances...mais vous !!!

19 juin 2009

Vachement électrique - MesMotsCourts culin@ires -

conflit_de_canrd

PEUT-ON sans crainte laisser paître des vaches sous une ligne à haute tension ? Pour le GPSE, le Groupe permanent pour la sécurité élec­trique, créé par le ministère de l'Agriculture et EDF, il n'y a pas de problème. Mais, à force de re­cherches – depuis dix ans –, les électriciens, vétos et ingénieurs agronomes qui œuvrent dans ce groupe ont découvert que les étables étaient truffées de courants parasites. Pourquoi ? Parce que l'on a affaire à des installations élec­triques souvent bricolées, dans des bâtiments à structure métallique bourrés d'humidité. Le problème, c'est que les vaches sont extrême­ment sensibles aux courants para­sites de rien du tout, imperceptibles pour l'homme. C'est ce que prou­vent les recherches menées par le GPSE sur 120 Holstein dans une ferme expérimentale des Yvelines. Après avoir équipé les vaches lai­tières d'une ceinture qui mesure la fréquence des battements du cœur, les scientifiques ont électrifié leurs mangeoires pour mesurer à partir de combien de volts elles réagis­saient. Résultat : la moitié d'une pile électrique ordinaire (4,5 volts) suf­fit à stresser l'animal. Il est vrai que, faute de bottes en caoutchouc, la vache, qui a les pattes en contact direct avec le sol détrempé de l'étable, est nettement plus conductrice que l’éleveur. Sans compter son museau humide, qu'elle pro­mène un peu partout. Les chercheurs veulent maintenant savoir si ces tensions électriques in­fluent sur la quantité mais aussi la qualité du lait. Résultat en septembre prochain. A priori, c'est mal parti. Une vache qui a déjà goûté aux courants parasites dans une salle de traite rechigne à y retourner et a tendance à retenir son lait, ce qui fragilise ses mamelles. Or plus le pis est abîmé, plus la vache sécrète des globules blancs. Au-delà de 250 000 par millilitre, le lait n'est lus noté « AA » le top du top, et la laiterie en profite pour l'acheter 40 % moins cher. Et ça, c'est vache.

01/04/09

Posté par pmercier3 à 14:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


18 juin 2009

Nouveaux emballages, l'arnaque ! MesMotsCourts culin@ires -

canard_encha_n_

L'EUROPE n'est plus ce qu'elle était. Voilà trente-quatre ans, pour aider le consommateur à s'y retrouver dans les rayons des supermarchés, elle avait réglementé l'emballage des produits : le beurre se vendait en plaquettes de 125, 250 ou 500, le riz en paquets de 250 ou de 500 g, l'huile par bouteille de 1 I... En un coup d'oeil, on pouvait comparer les prix. Depuis le 11 avril, c'est fini. Une nouvelle di­rective européenne autorise les in­dustriels à conditionner comme ça leur chante. Par exemple, faire pas­ser le paquet de riz de 500 à 493 g ou la cannette de bière de 33 à 31 cl sans pour autant changer le Elprix sur l'étiquette. Et ça pour une cinquantaine de produits. A partir de 2011, ce sera au tour des pâtes. Chouette, on va payer plus cher mais sans s'en apercevoir ! Officiellement, tout ça c'est pour notre bien. Dans sa directive qui déréglemente les emballages, la Commission explique, sans rire, que « les quantités nominales libres », comme elle les appelle « stimulent la concurrence » et « favorisent la transparence ». Mieux les pro­ducteurs pourront plus facilement « proposer des marchandises répondant aux goûts des consom­mateurs ». A un détail près, les consommateurs n'en voulaient pas de cette réforme qui pue l'arnaque. C'est ce que montrait d'ailleurs un sondage Eurobaromètre réalisé en 2001: 78,9 % des sondés (dont 86,6 % des Français) réclamaient « des paquets », conserves et bou­teilles mieux standardisés ». Pour contrebalancer ce niet massif, Bruxelles a bricolé sur ce sujet une consultation publique sur Interne, en onze langues. Cette fois, seule la moitié des consommateurs était contre la libéralisation des formats. Un score que la Commission s'est empressée de claironner, en se gar­dant bien de préciser le nombre de participants : 571 ! A quelques mois des européennes, ça donne vrai­ment envie de s'emballer pour l'Europe...

29/04/09

Posté par pmercier3 à 17:28 - Conflit de canard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1