Le blog de MesMotsCourts culin@ires

MesMotsCourts culinaires abordent la cuisine au sens large du terme : les produits, le métier, l'art de la table, les terroirs, la gastronomie, les traditions culinaires, les nouvelles tendances...mais vous !!!

31 mars 2009

Des légumes biscornus pour des prix plus bas - MesMotsCourts culin@ires -

legumes_tordus

Alimentation La réglementation européenne sera allégée

Les carottes tordues et autres concombres difformes, jusqu’ici destinés à l’industrie ou à la poubelle, vont pouvoir être de nouveau vendus dans les magasins européens, une initiative dont Bruxelles espère qu’elle contribuera à faire baisser les prix alimentaires. Cette proposition de la Commission européenne a reçu mercredi le feu vert des représentants des 27 pays de l’UE et va être mise en œuvre à partir de juillet prochain.

Pour être vendus dans les supermarchés, ces produits doivent aujourd’hui être classés dans trois catégories (1, 2 et Extra) et respecter une série de critères de forme (longiligne pour les concombres, courgettes et carottes par exemple), de couleur ou de taille. Ceux qui ne les respectent pas sont vendus à l’industrie de transformation alimentaire (conserves, plats préparés, etc.) ou simplement jetés. Ils pourront dorénavant être commercialisés malgré tout.

Absurdité

« Il est absurde de jeter des produits parfaitement comestibles au simple motif qu’ils sont de forme irrégulière », a fait valoir la commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer Boel. Parmi les 26 fruits et légumes concernés figurent les abricots, artichauts, asperges, aubergines, avocats, haricots, choux-fleurs, cerises, courgettes, concombres, poireaux, melons, oignons et endives. Les normes en vigueur continueront à s’appliquer pour dix autres types de fruits et légumes, notamment les pommes, fraises et tomates, qui représentent à eux seuls 75 % de la valeur totale des échanges de ce secteur en Europe.

Mais même pour ces catégories, la vente des produits « irréguliers » sera autorisée à condition d’avoir un étiquetage stipulant « produit destiné à la transformation » ou mention équivalente. Certains grands distributeurs ont beaucoup milité en ce sens. Le groupe britannique Sainsbury’s avait lancé une campagne de lobbying baptisée « Sauvons nos fruits et légumes disgracieux ! », promettant aux consommateurs des prix jusqu’à 40 % inférieurs aux prix habituels.

« Nous ne sommes pas autorisés à utiliser jusqu’à 20 % de ce qui est produit dans ce pays et, dans le climat de crise économique actuel, nous ne pouvons nous permettre de gaspiller autant de denrées alimentaires avant même qu’elles quittent les exploitations », a affirmé la chaîne de supermarchés.

Mais cet argument ne convainc pas la Fédération européenne des agriculteurs (Copa-Cogeca), qui redoute que cette mesure ne fasse baisser les prix payés aux exploitants en bout de chaîne. La fédération estime en outre que la suppression des catégories de commercialisation va empêcher les consommateurs de s’y retrouver dans les rayons, « avec le risque de payer très cher des produits de mauvaise qualité ». Signe de la controverse qu’a suscitée ce sujet : seulement neuf des 27 pays de l’UE ont voté pour l’initiative, dont la Grande-Bretagne. Seize s’y sont opposés, dont la France, qui est la première puissance agricole européenne. Pour le bloquer, il aurait fallu une majorité plus large contre le texte. (afp)

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28 mars 2009

McDonald’s donne des cours de maths ! - MesMotsCourts culin@ires -

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Les multinationales font la leçon.

En Australie, McDonald’s va proposer des cours de maths en ligne gratuits. L’opération, judicieusement baptisée McMaths, a été agréée par le gouvernement fédéral. Gratuit ne veut pas dire sans pub. Les petites têtes auront toujours sous les yeux ce message « Ce cours vous est fièrement offert par votre restaurant local McDonald’s. » Avec un peu de chance, ça les dégoûtera des hamburgers.

Mercredi 25 mars 2009

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25 mars 2009

Danone s’occupe de nos neurones

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VOILÀ que maintenant Danone nous prépare « Souvenaid », un breuvage anti-Alzheimer ! Une bonne nouvelle annoncée en fan­fare en juillet dernier, lors du congrès international sur la mala­die d’Alzheimer, à Chicago. Le roi du yaourt a révélé avoir fait boire, pendant douze semaines, à 225 malades en début d’Alzheimer une bouteille par jour de Souvenaid. Ré­sultat la boisson à base de vita­mines B, d’omégas 3 et d’antioxy­dants pourrait ralentir la maladie. De quoi faire saliver les action­naires. Imaginez donc une potion magique qui intéresserait 25 mil­lions de malades sur la planète ! Sans compter tous les hypocondriaques qui fonceraient acheter le flacon au premier trou de mémoire. Sauf qu’à bien regarder l’étude on a le sentiment que Danone l’a un peu survendue. D’abord, ce qui a été mesuré, c’est une notion plutôt floue l’amélioration des « performances cognitives ». Ensuite ne s’y trouve aucun résultat chiffré. Ce qui explique peut-être pourquoi l’étude n’a été publiée à ce jour dans au­cune revue scientifique. Contacté par « Le Canard », le patron de Da­none Medical Nutrition (la filiale spécialisée dans la nutrition infan­tile et médicale) est plutôt gêné aux entournures, comme s’il avait été débordé par le zèle des communi­cants de la maison mère : « Cette étude n’aurait jamais dû paraître dans la presse grand public. Elle nous a juste appris que Souvenaid était bien toléré et que ça valait le coup d’en faire une deuxième pour avoir des preuves de son effica­cité. » Et d’avouer « Je ne sais pas ce que ça va donner au bout du compte. » S’il y a bien une chose que les deux géants de l’agro (Nestlé a lui aussi dans les cartons un produit anti-Alzheimer) ne sont pas près d’oublier, c’est comment faire leur beurre...

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17 mars 2009

Des canards morts de rire - MesMotsCourts culin@ires -

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ILS peuvent dire merci à I’Inra. Grâce à l’institut national de re­cherche agronomique, les canards pourront bientôt respirer un gaz hilarant avant d’être zigouillés. Jusqu’à présent, les braves bêtes étaient saignées après avoir été pendues par les pattes et assom­mées par une décharge électrique. On appelle ça l’électronarcose. Le couac, c’est qu’avec l’électricité on n’est jamais assuré d’avoir bien es­tourbi l’animal. Certains canards rouvrent l’oeil au moment d’être exécutés insupportable pour Bruxelles, qui se préoccupe depuis quelques années du bien-être ani­mal. Et aussi pour l’industriel. Car lorsqu’il se réveille tête en bas, le palmipède, pris de panique, se débat au point de se briser les os. Ce qui fait que le consommateur retrouve ensuite des petits fragments d’os dans son magret. Il existe bien une autre méthode, plus douce le gaz anesthésiant. Sauf qu’elle est super efficace pour les cochons et les poulets, mais pas pour les ca­nards, qui, dès qu’ils repèrent une odeur suspecte, se mettent illico en apnée L’Inra a donc eu l’idée sublime de mélanger le gaz anes­thésiant, en l’occurrence du dioxyde de carbone, avec un gaz hilarant. Lequel décontracte le canard, qui inspire dès lors à pleins poumons. Une trouvaille aussitôt brevetée, qui est testée par une petite société nan­taise de recherche en agronomie. Food Développement fait actuelle­ment tourner un prototype mobile dans les abattoirs de cinq indus­triels de la filière canard, dans les Pays de la Loire. Objectif: pouvoir «traiter » d’ici à la fin de l’année sur une chaîne d’abattage 3 000 canards à l’heure. Installés par quatre dans de petites nacelles, les palmipèdes seront plongés une mi­nute, le temps de les endormir, dans une fosse remplie de gaz anesthé­siant mélangé à du gaz hilarant. C’est Brigitte Bardot qui va être contente !

04/03/2009

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07 mars 2009

Huile hydrogénée - Ça nous met en trans - MesMotsCourts culin@ires -

canard_encha_n_

C’EST devenu le réflexe anti-mal-bouffe regarder sur l’étiquette de barquette de margarine, sa barre de céréales, son paquet de biscuits pour l’apéro ou sa tarte industrielle, la présence d’« huile hydrogénée ». Cette huile végétale, solidifiée par in­jection d’hydrogène, permet, pour pas cher de rendre les produits crous­tillants tout en allongeant leur durée de conservation, mais elle a la fâ­cheuse manie de lâcher en pagaille des acides gras trans qui vous dézinguent les artères. Le problème est qu’on nous en fourgue en douce, no­tamment au petit déjeuner et au goû­ter. Le magazine «  60 Millions de consommateurs » de ce mois-ci a eu la bonne idée d’analyser 50 crois­sants achetés en grandes surfaces et en boulangeries. Résultat : 16 crois­sants sur 50 contiennent plus de 1 gramme d’acides gras trans pour 100 grammes de produit. Soit le pla­fond fixé par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Trois d’entre eux font même explo­ser le compteur, avec plus de 2 grammes. Or, dans son avis, l’Agence avait averti qu’avaler chaque jour 1 gramme d’acides gras trans augmentait de 20 % le risque de maladies cardio-vasculaires.

S’il existe bien des huiles végé­tales partiellement hydrogénées, et donc moins plombées aux gras trans, elles sont moins bon marché, et n’intéressent guère les fabricants de viennoiseries et de pâtisseries. Histoire de montrer qu’on ne nous roule pas dans la farine, l’institut national de la boulangerie pâtis­serie promet de lancer sa propre étude sur la teneur des croissants en acides gras trans. Voilà qui nous (trans)porte de joie !

11/02/09 

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05 mars 2009

Haro sur le poulet français ! - MesMotsCourts culin@ires -

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BRANLE-BAS de combat au minis­tère de l’Agriculture. Le chef de cab’ de Michel Barnier s’est fendu, le 16 janvier, d’une lettre adressée à tous les directeurs des services vé­térinaires, intitulée « Menace pour les échanges et exportations de vo­lailles françaises ». Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est une mission d’inspection dépêchée par Bruxelles, en novembre dernier, dans nos abattoirs de volailles. Pen­dant deux semaines, les inspecteurs de l’Office alimentaire et vétérinaire européen ont regardé comment on contrôlait chez nous l’état des pou­lets avant et après l’abattage. Ré­sultat : au lieu des 120 inspecteurs vétérinaires indispensables pour faire le boulot, ils n’ont trouvé que 20 «  équivalents temps plein », comme on dit dans le jargon. Cela fait dix ans que l’Europe s’énerve contre le manque de vétos dans les abattoirs tricolores. La dernière fois, c’était au printemps 2006 («  Conflit», 17/10/07). Bruxelles n’avait pas dégainé de sanctions, pariant sur le fait que la France pro­fiterait, pour se mettre d’équerre, de la toute nouvelle réglementation pondue à l’époque. D’où la colère de la Commission, qui découvre que rien de rien n’a été fait. Si les choses ne rentrent pas dans l’ordre d’ici au 31 janvier, Bruxelles me­nace carrément d’interdire la vente de nos volailles dans toute l’Eu­rope. Une décision « aux consé­quences économiques désas­treuses », commente le chef de cab’ de Barnier, qui donne illico l’ordre à ses troupes de redéployer dare-dare les vétos dans les abattoirs de poulets. Le hic, c’est que depuis cinq ans le nombre d’inspecteurs vété­rinaires dégringole comme granu­lés dans la mangeoire, et que l’on ne voit pas très bien dans quels ef­fectifs piocher... Cette fois, l’Europe risque vraiment de nous voler dans les plumes !

28/01/09

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04 mars 2009

Eurofins Nantes met le nez dans les analyses sensorielles !

Eurofins

En doublant en 2008 la taille de son site nantais, qui demeure sa maison mère et l’un de ses plus gros sites avec 250 salariés, Eurofins Scientific a également élargi ses activités. La société de bioanalyses, fleuron de l’industrie locale devenu en vingt ans un groupe mondial de 7 000 salariés (450 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2007), a développé son service d’empreintes génétiques. Et créé au sein de ses laboratoires de la Géraudière un centre d’études consommateurs et d’évaluations sensorielles de pointe, complémentaire de ses structures à Paris, Évry, Aix-en-Provence et Caen. Trois mois après son ouverture en juin, 1 200 “goûteurs” volontaires recrutés par petites annonces et bouche à oreille se relayaient déjà dans les 31 cabines de dégustation pour tester fromage, burgers, champagne, shampoing ou autre crème glacée…

Avis aux amateurs : Eurofins Marketing Research cherche à constituer un panel de 3 à 4 000 dégustateurs pour répondre à la demande de ses clients, industriels de l’agroalimentaire ou de la cosmétique. “On peut noter le goût, l’aspect, mais aussi le concept, l’emballage…” explique Valérie Pérennes, responsable du site. Le nouveau labo nantais présente en effet l’originalité d’associer aux tests sensoriels des études marketing. Tout pour évaluer la qualité des produits de A à Z.

Source : Nantes Passion - N°192

C'est avis semble s'adresser à tous ceux qui souhaitent collaborer au projet Eurofins et permettre la constitution de profils "consommateurs", via peut-être un fichage d'empreintes génétiques (ADN), qui facilitereront le travail de ciblage "clients" de l'agroalimentaire voire plus...

Vaste programme ! 

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03 mars 2009

Touche pas à ma pub ! - MesMotsCourts culin@ires -

canard_encha_n_

EN voilà une idée qu’elle est bonne ! Interdire la pub à la télé et à la radio pour toutes les cochonneries trop grasses ou trop sucrées dans les programmes jeunesse. Une promesse faite par notre ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, il y a un an déjà. Mais c’était compter sans les pu­beux pas question de se faire su­crer les 80 millions d’euros que l’agroalimentaire met chaque année sur la table pour encourager nos ga­mins à se gaver de chips, sodas et barres chocolatées (« Conflit », 25/6/08).

Profitant du projet de loi sur la Santé que Bachelot présente actuel­lement à l’Assemblée, deux députés UMP ont concocté un amendement qui remet en selle l‘idée de la mi­nistre.

Et que Génération Entreprise s’est juré de torpiller. Ce club très actif, « animé d’une pensée sociale ca­tholique », regroupe une centaine de députés issus du monde de l’entreprise. Son cofondateur, Olivier Dassault (fils de Serge, le patron du « Figaro » et lui-méme patron de « Valeurs actuelles »), s’est fendu, le 9 février, d’un courriel d’alerte à tous les membres pour leur de­mander de voter contre « cet amen­dement contraire aux principes de liberté et de responsabilité que nous défendons ». Et de détailler sur 4 pages son inutilité et son danger pour l’économie (« la publicité agroalimentaire représente le pôle d’investissement le plus important », « des milliers d’emplois dans le sec­teur audiovisuel seront touchés »...).

La solution ? Se contenter de la fameuse charte de bonne conduite bri­colée par les professionnels de l’au­diovisuel et les annonceurs, que vient de signer Bachelot. Avec au menu des mesurettes comme la « diffusion de campagnes institutionnelles» du type «Semaine du sport à l’école». C’est ce qui s’appelle mettre tout son poids dans la balance...

25/02/09

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OGM : Un avis objectif ! - MesMotsCourts culin@ires -

canard_encha_n_

EN voilà une idée qu’elle est bonne ! Interdire la pub à la télé et à la radio pour toutes les cochonneries trop grasses ou trop sucrées dans les programmes jeunesse. Une promesse faite par notre ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, il y a un an déjà. Mais c’était compter sans les pu­beux pas question de se faire su­crer les 80 millions d’euros que l’agroalimentaire met chaque année sur la table pour encourager nos ga­mins à se gaver de chips, sodas et barres chocolatées (« Conflit », 25/6/08).

Profitant du projet de loi sur la Santé que Bachelot présente actuel­lement à l’Assemblée, deux députés UMP ont concocté un amendement qui remet en selle l‘idée de la mi­nistre.

Et que Génération Entreprise s’est juré de torpiller. Ce club très actif, « animé d’une pensée sociale ca­tholique », regroupe une centaine de députés issus du monde de l’entreprise. Son cofondateur, Olivier Dassault (fils de Serge, le patron du « Figaro » et lui-méme patron de « Valeurs actuelles »), s’est fendu, le 9 février, d’un courriel d’alerte à tous les membres pour leur de­mander de voter contre « cet amen­dement contraire aux principes de liberté et de responsabilité que nous défendons ». Et de détailler sur 4 pages son inutilité et son danger pour l’économie (« la publicité agroalimentaire représente le pôle d’investissement le plus important », « des milliers d’emplois dans le sec­teur audiovisuel seront touchés »...).

La solution ? Se contenter de la fameuse charte de bonne conduite bri­colée par les professionnels de l’au­diovisuel et les annonceurs, que vient de signer Bachelot. Avec au menu des mesurettes comme la « diffusion de campagnes institutionnelles» du type «Semaine du sport à l’école». C’est ce qui s’appelle mettre tout son poids dans la balance...

25/02/09

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02 mars 2009

Le Bis Phénol A (BPA) - MesotsCourts culin@ires

Le Bis Phénol A (BPA) est une substance chimique employée massivement dans la fabrication des plastiques, principalement de type polycarbonate (biberons) et polyépoxy (revêtement des boîtes de conserve et des cannettes de boisson). Le BPA migre dans la nourriture et les boissons s’il y a contact avec ces plastiques.

Les données scientifiques les plus récentes montrent que le BPA est une substance chimique potentiellement dangereuse pour l’être humain, principalement pour les nouveau-nés, en raison de son caractère de perturbateur endocrinien. Sur les 115 études publiées jusqu’en Décembre 2004 concernant les effets à faible dose du BPA chez l’animal, 94 ont montré des effets significatifs, dont 31 à des niveaux inférieurs à la norme actuelle (50 μg/kg/jour).

Les études pour l’agence fédérale américaine CDC (Centers for Disease Control) montrent que 93 % de la population américaine est contaminée, ce qui est vraisemblablement le cas également en France.

Selon les scientifiques regroupés dans l’appel de Chapel Hill*, le BPA est suspecté d’être impliqué dans les grands problèmes de santé actuels : cancer du sein, cancer de la prostate, diabète de type 2 et obésité, atteinte de la reproduction, problèmes neuro-comportementaux,  maladies cardio-vasculaires….

Les Ministères de la Santé et de l’Environnement du Canada ont pris en octobre 2008 une décision d’interdiction du BPA dans les biberons.

Depuis, une étude publiée en janvier 2009 montre que la contamination peut se faire via la lactation et contribuer à induire des tumeurs mammaires.

Par ailleurs, le BPA est susceptible de diminuer l’efficacité des traitements de chimiothérapie du cancer du sein et de la prostate.

Il est donc urgent de diminuer le plus possible l’imprégnation de la population à ce toxique.

*Chapel Hill bisphenol A expert panel consensus statement: Integration of mechanisms, effects in animals and potential to impact human health at current levels of exposure Reproductive Toxicology 24 (2007) 131–138

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